Relatiologie

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Travaux annexes

Les écrits présentés sont accompagnés de résumés.

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> Vincent GAYET - Extrait d'ouvrage : théorie des agencements de communication (TADC)

"La TADC propose de repenser la communication non comme un simple échange d’informations, mais comme un champ dynamique d’émergence où le sens se compose dans le lien lui‑même, « un équilibre instable en tension entre pôles affectifs, symboliques, identitaires et temporels ». Elle se distingue des approches réalistes et constructivistes en adoptant une ontologie relationnelle articulée à une phénoménologie incarnée, intégrant et reconfigurant l’héritage de nombreux penseurs. Son approche propose de rendre visible la dimension cachée du lien humain en proposant une grammaire dynamique et modélisable du relationnel vivant."

> Vincent GAYET - La relatiologie : vers une ontologie opératoire du lien humain

"La relatiologie conçoit le lien humain comme condition première de l’expérience et de l’individuation. En dépassant les dualismes classiques, elle propose une ontologie immanente et génétique du relationnel. Elle ouvre ainsi à une praxéologie orientée vers l’engendrement des formes de lien."

> Sophie PEYTAVIN - Montaigne, philosophe de terrain ?

"Dans son étude consacrée à Montaigne, Sophie Peytavin propose une lecture ouverte du geste montaignien en le qualifiant de « philosophe de terrain ». En outre, elle y repère une dynamique relationnelle fondamentale qui traverse l’ensemble de l’expérience humaine telle que les Essais la déploient. Au sein de ce cadrage, par là-même, le terme de relatiologie, de manière ponctuelle mais néanmoins significative, fait son apparition. Il ne s’agit pas pour l’autrice d’en proposer une théorie ; son usage est mobilisé pour nommer la manière dont Montaigne pense par et dans la relation."

Vincent GAYET - Usage du terme relatiologie chez Sophie Peytavin

"L’article analyse l’usage du terme relatiologie chez Sophie Peytavin et montre que son interprétation de Montaigne met en lumière une pensée fondée sur le contact, le mouvement et la primauté de la relation, où « la relation l’emporte sur les termes qu’elle relie ». Il met en évidence que cette lecture fait apparaître une dynamique relationnelle structurante dans les Essais, que l’on peut rapprocher des principes d’une épistémologie du lien humain. L’étude souligne ainsi la convergence entre l’intuition herméneutique de Peytavin et la formalisation relatiologique, sans attribuer à Montaigne une théorie qu’il n’énonce pas."

> Vincent GAYET - Vers une science autonome du travail social

"L’article montre que le travail social, dans l’espace francophone, ne parvient pas à se constituer en science autonome en raison de « l’absence d’objet d’étude clairement défini, ni paradigme singulier », ce qui entretient sa dépendance aux sciences mères.
Il clarifie les confusions épistémologiques qui empêchent la discipline de stabiliser son périmètre et propose de considérer le lien humain, défini comme « la dynamique relationnelle vivante, située et transformable », comme objet propre."

> Vincent GAYET - Science appliquée du lien humain : fondements praxéologiques au travail social

"L’article expose que le travail social ne peut se constituer en science autonome en raison de l’absence d’objet propre, de la fragmentation paradigmatique et de la confusion entre objet et méthode, et propose en réponse une épistémologie du lien humain comme socle disciplinaire unifié. Il développe les fondements praxéologiques de cette science appliquée — plans du lien (intra, inter, extra), dimensions du vécu (EICTP), orientations polarisées (ARED) et opérations du lien (TNCD) — afin de fournir un langage commun permettant de lire, analyser et transformer les dynamiques relationnelles au cœur des situations de vulnérabilité sociale. Au titre d'essai argumentatif, l’ensemble vise à doter le travail social d’un référentiel cumulatif et d’une cohérence disciplinaire sans effacer la diversité de ses pratiques ni ses fondements éthiques et institutionnels."

> Vincent GAYET - Du sujet au lien : mutation transcendantale

"L’article montre que les approches contemporaines de la cognition, malgré l’élargissement du vécu subjectif qu’elles opèrent, demeurent fondées sur un transcendantal positionnel où le sujet reste l’origine de la validité épistémique, empêchant toute dissolution réelle des dualismes. Il propose une mutation transcendantale en posant le lien comme réalité originaire et dynamique pré‑polaire, condition d’émergence des formes, des pôles et du sujet lui‑même. Cette perspective fonde une épistémologie du lien et ouvre à une ontologie relationnelle minimale, systématisée par la relatiologie comme articulation entre transcendantal opératoire, phénoménologie génétique et praxéologie ontogénétique."